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Petite discussion entre filles : les effets secondaires de la pilule

Aujourd’hui, je vais faire un article qui sort de l’ordinaire. Non pas un article Beauté mais plutôt un article Humeurs. Cela vient d’une envie que j’ai depuis un moment de partager avec vous sur différents sujets comme les migraines ou la pilule. Je ne sais pas du tout si cela pourra vous intéresser. Je cherche juste à transmettre mon expérience (n’oubliez pas qu’avec mon âge canonique, j’ai vécu beaucoup de choses) car je sais que, moi-même, il m’est souvent arrivée de faire des recherches sur internet sur tel ou tel sujet qui me préoccupaient à un moment donné. La pilule fait partie de ces préoccupations et je pense que mon cas pourra peut-être intéresser certaines.
 
 
Pour commencer, je ne suis pas du tout réfractaire à la pilule. Pour moi, elle est même le moyen de contraception idéal étant donné que je ne suis pas une oublieuse de pilule. J’en ai pris pendant quinze ans et je ne l’ai oublié qu’une fois, vers l’âge de dix-sept ans. Tous les soirs, à 20h00, une petite voix criait dans mon cerveau : pilule, piluuulllleeeee, pas de bébé, vilainsss bébééééés ! Je ne vais donc absolument pas faire un plaidoyer contre la pilule car cela reste une merveilleuse invention qui change quotidiennement la vie de millions de femmes.
 
 
Je vais simplement vous parler des effets secondaires que j’ai subi et qui sont rarement indiqués sur les notices même si je trouve que les médecins reconnaissent de plus en plus les effets négatifs de la pilule. Il y a quinze ans, les gynécos vous assuraient que ce n’était absolument pas la pilule qui tuait votre libido ou vous provoquait des migraines carabinées. Désormais, c’est de moins en moins le cas même si j’entends parfois des choses qui me font hurler.
 
 

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En matière de pilules, je pense que j’ai tout essayé. Des pilules les plus fortes comme Diane 35 aux progestatifs purs comme Cerazette. Lorsque mes migraines se sont déclenchées, ou tout au moins, ont été diagnostiquées comme migraines, j’étais sous Diane 35. Je vous ai déjà parlé de ma vie de migraineuse et de ce que j’avais mis en œuvre pour trouver des solutions alors je ne vais pas m’étendre de nouveau sur le sujet.
 
 
Pendant des années, j’ai donc changé de pilule régulièrement, en fonction des nouveautés mais aussi de l’évolution des migraines. Certaines augmentaient les crises, d’autres au contraire les régulaient. Ainsi, parce que mes migraines sont beaucoup liées aux fluctuations hormonales, les pilules qui me convenaient le mieux étaient celles qui arrêtaient les règles comme Cerazette. Par contre, les pires étaient celles dont le dosage des comprimés variait en fonction du cycle. J’ai ainsi pris Cerazette pendant trois ans environ. Cette pilule est une pilule progestative pure, c’est à dire qu’elle ne contient pas d’oestrogènes. Elle est particulièrement indiquée chez les migraineuses mais aussi les fumeuses et a été considérée longtemps comme la pilule idéale pour migraineuses. Quand je vois le retour de mes amies qui l’ont également aussi utilisée, je pense être chanceuse. Cette pilule m’a arrêté les règles et en trois ans je n’ai eu que deux grosses phases de spottings. En effet, c’est l’un des inconvénients majeurs de ces pilules microdosées : des saignements intempestifs. Le second inconvénient dont on parle beaucoup moins est l’anéantissement de la libido mais aussi, et c’est le sujet de cet article, les cystites.
 
 
Dans mon parcours pour améliorer mes douleurs, j’ai décidé d’arrêter tous les médicaments que je tolérais de moins en moins ainsi que la pilule. Pendant un an, cela a été un vrai bonheur avant de dégénérer en douleurs neuropathiques multiples. Les premières crises ont été déclenchées par les tentatives de reprise de pilule (Minesse, Leeloo), les suivantes par des facteurs multiples. Au fil des mois, j’ai fini par me rendre compte que les pics douloureux se situaient lors du déclenchement des règles comme si mes migraines cataméniales avaient muté en névralgies en tout genre. Après ce constat, mon neurologue m’a encouragée à essayer encore de trouver une pilule, même si elles avaient été les déclencheurs, afin d’annihiler les fluctuations hormonales. J’ai alors essayé tous les progestatifs existants : Microval, Utrogestan, Lutenyl, Luteran et pour finir Zoely. Cette dernière est une pilule combinée que ma gynéco a choisi de me prescrire malgré les contre-indications devant la complexité de mon cas. J’ai commencé Microval début janvier et j’ai fini par arrêter Zoely en novembre. Au bout de trois semaines sous Microval, les saignements ont commencé et ne ce sont arrêtés que sous Zoely, six mois plus tard. J’étais épuisée mais je n’avais presque plus de crises douloureuses. Et puis, j’ai fait une première cystite. J’en avais fait il y a plusieurs années (sous Cerazette) et j’ai suivi mon traitement antibiotique tranquillement. Une semaine après la fin du traitement, j’ai refait une cystite… Et ce cercle vicieux a duré cinq mois. Chaque rapport me déclenchait une infection, confirmée par les analyses, et je devenais totalement parano. Ma libido s’est bien entendu effondrée. Les médecins ont fini par me pousser à aller voir un urologue qui m’a conseillé une petite intervention visant a effectuer un prélèvement vésical ainsi qu’à agrandir l’urètre pour limiter la casse. En attendant les résultats qui montraient une très grosse inflammation et des cellules pas très sympatoches, j’ai arrêté la pilule. Face à ces résultats difficilement interprétables, l’urologue m’a demandé de refaire cet examen trois mois après pour voir l’évolution des cellules. Et bien, tout était rentré dans l’ordre. Physiquement, je vais beaucoup mieux et je n’ai pas refait de cystite depuis. Bien sûr, les migraines cataméniales sont revenues mais je ne suis plus en train de me détruire la vessie.
 
 
J’ai souhaité écrire cet article et aborder ce sujet car le lien de cause à effet entre pilule et infection urinaire reste assez tabou et il n’est pas rare d’entendre que la pilule peut en provoquer mais que c’est très rare. Je pense que ce n’est pas le cas du tout, particulièrement avec certains progestatifs qui provoquent un assèchement des muqueuses et ouvrent la voie à toutes les bactéries, flinguant la libido au passage.
 
 
Évidemment, je rêverais de pouvoir tolérer les pilules contraceptives et je n’ai écrit cette revue que pour conseiller des femmes dans le même cas que moi. Si votre pilule vous convient, n’en changez surtout pas car cela reste une invention géniale, un moyen de contraception très fiable et quand en plus, elles font disparaître les règles, une véritable liberté !
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10 Commentaires

  1. Audrezet Cindy
    4 mai 2019 / 17:22

    Bonsoir,
    Je viens de tomber sur votre article.
    J ai fait 3 cystites en 6 mois. J ai toujours été « fragile » surtout à chaque changement de partenaire en relation longue.
    J ai arrêté la pilule( luthenyl) pendant 2 ans avec mon ancien conjoint pour un désir de grossesse qui ne s est pas réalisé, j ai eu un magnifique retour d acné trop de bonheur je sais pas quoi dire!
    Après notre séparation j ai repris la pilule voilà 1 an maintenant je suis passée au générique du luteran. Et nouveau compagnon depuis 8 mois. Une libido au top (trop parfois même), mais il me semble que je suis un peu plus sèche qu avec mon ex, un sommeil de m..d (et je viens de découvrir sur les contre indication que ça pouvait être ça ).
    Du coup, je me demande si mes infection ne viennent pas de la pilule. Hier j ai eu une consultation avec une urologue qui m a dit que non mais je viens de voir ton article et d autre sur le même sujet et je pense l arrêter mais j ai vraiment peur du retour d acné .
    En tout cas merci

    • 6 mai 2019 / 15:39

      Coucou Cindy et merci de ton témoignage. Le sujet est compliqué et surtout les effets varient tellement d’une femme à l’autre. Depuis cet article (il y a 4 ans) je n’ai pas pu reprendre de pilule malgré de nouvelles tentatives suite au diagnostic d’endométriose. Côté cystite, j’en fais moins mais ça arrive encore. Il ne faut pas oublier aussi que plus ta vie sexuelle est épanouie, plus les chances de faire des cystites sont importantes. Tu me dis que tu as une libido au top alors ça peut aussi expliquer cela même si tu suis toutes les règles d’hygiène à la lettre. L’essentiel est d’écouter son corps sans bannir totalement la médecine. Effectivement, il y a aussi des inconvénients à être sans pilule, c’est un choix, acné ou cystites, l’acné me semblant un moindre mal mais je ne suis pas dans ta peau. Pour ma part, c’est un syndrome pré-menstruel colossal qui me cloue deux jours au lit avec des migraines à crever mais je fais avec. Passe une très belle journée et encore merci.

  2. 11 juillet 2015 / 15:36

    Alors ce n'est pas tout à fait le bonheur comme tout à fait l'enfer… Je me trouve carrément chanceuse après avoir lu ton article c'est clair ! Après moi le seule problème que je rencontre c'est la libido.. mon dieu le carnage ! Mais si je l'arrête j'ai peur que les boutons, les douleurs, les écoulements longue durée reviennent et je sais que c'est à réfléchir ! Je lis beaucoup d'article contre la pilule, les avant/après ça vend du rêve mais les filles honnêtes n'oublient pas de dire toute la partie négative :/
    Enfin bon, encore un article qui fait du bien dans le " c'est pas tabou c'est une réalité " !
    Merci 🙂
    Bisous,
    Mathilde

    • 12 juillet 2015 / 19:30

      Coucou, chanceuse, certes car tu n'as pas d'effets secondaires trop handicapants mais la baisse de libido reste comme même un sacré inconvénient. Je connais beaucoup d'amies qui se sont décidées à arrêter et ça a été miraculeux de ce côté là. Après, comme je te comprends. Le cycle hormonal sans pilule chez les femmes peut aussi être un carnage. On n'est pas gâtée à ce niveau-là. Après, je pense que beaucoup de filles sont honnêtes quand elle parle de tout le positif apporté par la pilule. Sans parler des migraines, cette dernière a été géniale sur moi pendant très longtemps et je n'y voyais que des avantages. Par contre, quand les problèmes ont commencé, ça a été de sacrés problèmes. Et je voulais te remercier pour tes encouragements,. Je suis ravie que tu es si bien accueillie cet article. Bonne fin de week-end et des bisous !

  3. 10 juillet 2015 / 20:07

    Article super intéressant ma choupette. J'ai essayé cerazette mais j'ai saigné non stop pendant quatre mois j'ai arrêté comme j'en pouvais plus. Je suis sous Leeloo mais j'ai des problèmes hormonaux donc même si elle ne me convient pas à 100% changer de pillules auraient des effets horribles sur moi. J'ai perso des douleurs subites au niveau des ovaires comme si on essayait de les serrer pour les faire péter.
    J'ai eu un problème de cystite aussi mais depuis je fais très attention et ce n'est pas revenu.
    Le pire je pense ce fut la mycose mais ça c'est parce que j'ai été malade avec un virus de dingue et règles et tampons et hop … C'est en soi rien de bien méchant mais ça complique la vie. Ça fait un an et ça me fait toujours peur surtout que j'ai facilement des douleurs :/ Bref la pilule c'est cool mais c'est chiant :/ Je comprends pas qu'il n'y ait pas de pilule pour hommes >.>

    • 10 juillet 2015 / 23:45

      Coucou ma belle et merci beaucoup. Je vois que malheureusement la pilule t'a joué des tours aussi et j'en suis désolée. Comme toi, pour répondre à un problème de santé, des douleurs neuropathiques, j'ai repris la pilule qui a entrainé beaucoup de soucis et mon gynéco m'a dit entre migraines et cystites, il faut choisir. Joie ! J'ai quand même tout arrêté et pour le moment ça va.
      Ça ne doit pas être évident de vivre avec ses douleurs et au moins, c'est bien si la pilule t'évite ses douleurs. Cystites et mycoses, malheureusement, le lot commun de la prise de pilule. Pour les mycoses, ce n'est certes pas méchant mais qu'est ce que c'est chiant. Je suis bien d'accord avec toi concernant la pilule masculine. Cette dernière est en préparation mais elle n'est pas encore au point. En même temps, un homme serait-il aussi sèrieux que nous sur la prise de pilule ? Je ne sais pas si je ferais totalement confiance. Parce qu'en cas d'oubli, certes ils ont le risque de devenir papa mais on vit la grossesse non désirée bien plus au premier plan qu'eux. Sur ces considérations, je te souhaite une bonne nuit. Bisous !

  4. 10 juillet 2015 / 06:34

    Je la prends depuis pas mal d'années maintenant et même si j'ai mis un peu de temps à trouver cette qui me convient, ça fait un moment que j'utilise la même sans trop de soucis 🙂

    • 10 juillet 2015 / 11:59

      Coucou,
      Comme je t'envie. Pendant des années, j'ai pris la pilule sans trop d'effets secondaires mais malheureusement, cela n'a pas duré. Je suis ravie pour toi que tu n'ais aucun soucis avec elle car c'est vraiment un produit révolutionnaire. Bisous et belle journée !

  5. 10 juillet 2015 / 04:50

    Bonjour Julie.
    Je me rends compte de ma chance en lisant ton article ; j'ai choisi de prendre puis d'arrêter la pilule uniquement par choix, et pas pour des raisons de santé. Je n'ai aucun souvenir d'effet secondaire (à part une prise de poids sous Diane 35 : je me levais la nuit pour manger). Mais je ne la prends plus depuis 8 ans, et ce ne me manque pas du tout!
    Bon retour sur ton île, j'ai vu que tu es déjà retournée à la plage!

    • 10 juillet 2015 / 11:56

      Coucou Esthelle,
      Peut-être que si tu avais continué la pilule, tu n'aurais jamais aucun effets secondaires ou alors peut-être que cela aurait été la catastrophe. C'est la roulette russe… Pendant des années, je les ai bien tolérées et un jour… L'important et l'essentiel même est d'être en accord avec soi-même. 🙂 Ah Diane ! Je t'imagine bien te lever la nuit pour assouvir ta passion de la nourriture. Lol.
      Merci, je suis très bien rentrée et j'ai évidement foncé vers ce qui m'a le plus manqué, mon chat, puis la plage ! Bisous et belle journée !

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